La ''go-gauche'' destructrice pour Québec ?
25 02 2009( Réflexion de Marcel Charland - Blogue-Média ) - Il y a de quoi ''freaker'' quand on prend connaissance du mouvement de plus en plus ''généralisé'' de quelques ''gauchistes'' alarmistes qui semblent s'être donnés comme mission de redonner à Québec son titre de très ''vieille'' Capitale et de petite ville de province sans intérêt, comme elle a eu trop longtemps dans le passé.
Et je pense que celle-là, le maire Régis Labeaume, trop préoccupé par son énorme égo et son intérêt aveuglant pour tout ce qui se rapporte au mot ''culture'', ne l'aura pas vu venir.
Car la gauche sait très bien cacher son jeu et sortir ses atouts au moment jugé le plus opportun.
Et ce moment survient au lendemain d'une des meilleures années que la Ville de Québec ait connue au plan populaire, touristique et financier, soit les célébrations de son quaternaire mais aussi, il ne faut pas le négliger. en une année électorale à la mairie de la Capitale.
Après la levée de boucliers des ''terroristes'' Falardeau, Bourgeois et cie, qui ont fait trembler les courtes jambes d'André Juneau, ci-devant président de la Commission des champs de bataille (mais pas pour longtemps de toute évidence...), qui a reculé et annulé la commémoration du 250e anniversaire de la courte bataille Wolfe-Montcalm, prévue pour l'été 2009, ( qui nous aurait évidemment rappelé que les Québécois ont été battus et sont toujours asservis aux méchants Anglos ), voilà que quelques ''citoyens'' du Vieux-Québec et de Limoilou menacent la Ville de poursuites civiles si des activités comme le Red Bull Crashed Ice, le Big Air et même le superbe Moulin à images de Robert Lepage reviennent les hanter en 2010.
Ils ne sont même pas vingt et ils font eux aussi trembler les petites papattes de notre maire Labeaume ( en passant, pourquoi faut-il que les ''dirigeants'' Québécois soient tous de petits hommes: René Lévesque, André Juneau, Régis Labeaume, pour ne nommer que ceux-là ? ) qui semble traumatisé et la mâchoire pendante bien bloquée par ces mauvauses nouvelles qui lui tombent sur la tête toutes le même jour.
Je me demande bien ce soir à quels intérêts servent ces menaces de poursuites. Qui se cache derrière tout ça? Qui agit ainsi pour que Québec, qui s'est prise pour une vraie Capitale le temps d'un 400e au cours duquel nous avons retrouvé la fierté d'une Ville, rentre à reculons dans le rang et retombe dans les oubliettes et les insignifiances qui ont trop longtemps, hélas!, été l'apanage de la vie des petits provinciaux que nous sommes, obnubilés et complexés devant la puissante ville de Montréal et ses si hauts gratte-ciel dignes des grandes villes mondiales.
Car n'oublions pas, de plus, que quelques fidéens ont réussi avec une facilité déconcertante à raser une tour à bureaux en construction, coin boulevard Laurier et route de l'Eglise, des 27 étages prévus pour la ramener à moins de 20 planchers, pour ne pas que ces citoyens soient dérangés davantage par la circulation et la pollution et qu'ils dépriment devant un tel paysage mercantile comme si le boulevard Laurier n'en n'était pas la plus belle image et ce, depuis les années 60?
Qui réussit ainsi à faire taire les beaux espoirs et les rêves d'une jeune population qui recommencait à croire en ses moyens et en sa Ville et à vouloir se les appropprier pour changer la face même de cette capitale trop longtemps encroûtée dans son histoire et ses vieilles pierres grises?
Car tel sera le résultat final de cette nouvelle bataille de Québec qui semble, encore une fois malheureusement, perdue d'avance car que peut-on faire contre la ''démocratie'' que l'on s'est donnée et qui permet à un groupuscule de citoyens d'assassiner les nouvelles ambitions d'une Ville désireuse de s'ouvrir sur le monde.
On sait bien quels seront les résultats néfastes de ces actions ''citoyennes'': le Red Bull Crashed Ice ira se faire voir ailleurs en 2010, le Big Air aussi et Robert Lepage ne niaisera pas longtemps et emportera dans ses bagages son Moulin à images qu'il ira faire tourner dans une autre ville sur la planète où les gens ne lui lanceront pas de tomates, cette fois!
Et Québec retombera en léthargie.
Les jeunes générations continueront de déserter la platte ville pour Montréal, New York, Boston, Los Angeles, Vancouver, Paris, Tokyo, et nous resterons les yeux fixés sur les reportages-photos de 2008, sur les esquisses d'un amphithéatre moderne qui resteront sur leurs planches ou sur le projet, ambitieux mais irréaliste d'un TGV qui ne roulera jamais.
Il nous restera bien la promenade Samuel de Champlain où nous pourrons nous ballader, le dimanche, avec nos cannes ou nos triporteurs, saluant au passage un certain Régis qui? Labeaume?, oui c'est bien ça, nous rappelant qu'un jour, au début du 21è siècle, nous nous sommes pris à rêver à ce que nous aurions pu devenir comme ville ce qui, cependant et malheureusement, n'aura été qu'un ''songe d'une belle nuit d'été''. Et nous continuerons à tourner en rond, toujours vers la droite, comme pour éviter et pour oublier que la gauche peut être aussi destuctrice quand elle s'organise et monte aux barricades!
Publié par : Marcel Charland à 20:42:21Permalien
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